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Ce qui nous réunit

Depuis 1995, cette équipe de recherche explore les pratiques de travail, d’entreprise et de gestion. Elle se confronte llux différentes approches de l’action, organisée ou non, proposées par les sciences sociales. Cela dans une perspective interdisciplinaire (histoire, sociologie, recherche en gestion, économie, anthropologie, science politique) et internationale (Brésil, Argentine, Etats Unis, Roumanie etc…). Le groupe fonctionne essentiellement autour d’un séminaire mensuel de trois heures, auquel s’ajoutent une ou deux journées d’études par an et un colloque tous les trois ou quatre ans. Lorsqu’ils se retrouvent dans le cadre du séminaire, les membres du groupe discutent le texte d’un intervenant invité. C’est l’occasion d’échanger sur leurs expériences de recherche et d’y saisir les interrogations intellectuelles et méthodologiques qui renouvellent les thématiques annuelles.

Les discussions de cette année portent plus spécifiquement sur le sujet suivant :

Travailler, s’inventer

Après avoir mis l’accent sur des situations et des milieux de travail, la proposition de thématique pour cette année consisterait à mettre l’accent sur les capacités inventives qui se développent à propos du travail. Il s’agirait de porter attention aux dispositions créatives ou alternatives qui se manifestent parmi les travailleurs, au sens large. Ces propensions peuvent prendre des dimensions d’échelle variable et sont clairement sociales. Elles peuvent établir avec le travail effectif des relations elles aussi variables, tantôt simples démarches de transformation, tantôt projets alternatifs ou contestataires, tantôt rejets systématiques des situations existantes et constructions utopiques. Dans tous ces cas de figure, il s’agira d’examiner ce qui s’invente tout à la fois en ce qui concerne le travail considéré par les acteurs et le rôle attribué aux acteurs eux-mêmes.

On peut aussi se demander si cette question même a une histoire. A-t-elle toujours le même sens à toutes époques ? Par exemple, y a-t-il une inflexion quand le cadre du travail devient une institution comme l’entreprise ? Si l’on commence à étudier le rapport à soi dans le travail et les pratiques qui consistent à s’inventer, quelle idée cela donne-t-il du social, de ce qui fait lien ? Le travail ne peut-il pas être considéré comme le site d’une variété de pratiques à la fois disparates et reliées de façon consistante, qui toutes font lien et chacune à sa manière ? Les domaines de l’invention de soi y sont-ils toujours les mêmes et les mêmes pour tous ? Voit-on se dessiner des groupes qui découpent autrement ce qu’on croit pouvoir nommer des groupes sociaux, sinon le groupe ouvrier ? De la perruque au militantisme, de l’écriture à l’enrégimentement des autres, de la technicité à l’engagement social, de la passion pour l’objet du travail à celle pour l’organisation, du mépris des personnes à la culture délibérée de soi, de l’affectif sinon du sexuel aux attachements de toutes formes, de la virtuosité aux subtilités esthétiques, de la culture des copains au jeu perso, d’une pratique à l’autre, quels sont les domaines où se résout, positivement ou non, la tension entre le travail et l’invention de soi, quand elle se résout ? Et que s’opère-t-il lorsque l’on passe de l’invention de soi à l’injonction à s’inventer ?

L’équipe

Yves Cohen (CRH, EHESS), Cédric Lomba (Cresppa, CNRS), Séverin Muller (Clersé, Lille 1), Anne Bory (Clersé, Lille 1), Nicolas Hatzfeld (IDHES, Evry-Val-d’Essonne), Tommaso Pardi (IDHES, CNRS), Pierre Fournier (Lames, Aix-Marseille), Anne-Marie Arborio (Lames, Aix-Marseille), Sophie Pochic (CMH, CNRS), Michel Pialoux (CSE, CNRS), Marco Santana (IFCS, Rio de Janeiro), Ferruccio Ricciardi (Lise, Cnam), Dilip Subramanian (CGS, EHESS), Ricardo Pimenta (Université Fédérale de Rio de Janeiro), Pia Rius (Université de Patagonie), Maud Simonet (IDHES, CNRS), Eve Meuret-Campfort (Cens, Nantes), Juan Montes Cato (Université de Buenos Aires), Fanny Girin (Lames, Aix-Marseille), Emilien Julliard (CMH, EHESS), David Gaborieau (IDHES, Paris 1), Maxime Quijoux (Printemps, CNRS), Alexandre Ledu de Nesle (Hay Group), Alejandra Estevez (Université Fédérale de Rio de Janeiro), Vincent Gay (IDHES, Evry-Val-d’Essonne), Eliane Leport (IDHES, Evry-Val-d’Essonne), Gabriel Mendoza (GSPM, EHESS), Anne Marchand (IDHES, Evry-Val-d’Essonne), Jérôme Greffion (Cermes3, EHESS), Alexandra Oeser (ISP, Paris 10), Marie Ghis (IMM, EHESS), François Reyssat (CSPRP, Paris 7), Lucie Tanguy (Cresppa, CNRS), Gabriele Pinna (Cresppa, Paris 8), Pascal Barbier (Cessp, Paris 1), Amélie Beaumont (Cessp, Cresppa, Paris 1), Sabrina Moura Dias (Université Fédérale de Fluminense), Julien Gros (CMH, EHESS), Melanie Roussel (Curapp, Amiens), Caroline Frau (Triangle, Lyon 2), Ariel Sevilla (Cérep, Reims), Paula Lenguita (Conicet, Buenos Aires), Flaviene Lanna (Iris, EHESS), Alexandre Hobeika (CMH, EHESS), Remy Ponge (Printemps, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), Fanny Gallot (CRHEC, Paris 12), Paula Cristofalo (Ceraps, Lille 2), Lucas Tranchant (LSQ, ENSAE), Cyrine Gardes (CMH, EHESS), Charlène Charles (LCSP, Paris 7), Maria Grecu (CMH, EHESS), Pierre Rouxel (Crape, Rennes 1), Bérénice Crunel (Lassp, IEP Toulouse), Flora Bajard (Lest, CNRS), Fabien Brugière (Cresppa, Paris 8), Amandine Tabutaud (IDHES, Evry-Val-d’Essonne), Antonio Ramirez Melgarejo (Université de Murcia), Claire Flécher (IDHES, Paris 10), Guillaume Lejeune (Cerlis, Paris 5), Hélène Stevens (Gresco, Poitiers), Kimi Tomizaki (Université de Sao-Paulo), Mathieu Hocquelet (CMH, EHESS), Michel Lallement (Lise, Cnam), Samuel Hayat (Ceraps, CNRS), Chloé Biaggi (CMH, ENS), Julian Mischi (Cesaer, Inra), Carlotta Benvegnù (Fisppa, Université de Padoue), Camille Fauroux (CRH, EHESS), Geneviève Pruvost (IMM, CNRS), Romain Pudal (Curapp, CNRS), Haude Rivoal (Cresppa, Paris 8), Anaïs Bonanno (CMH, EHESS), Séverine Sofio (Cresppa, CNRS), Angelo Moro (Cesaer, Bourgogne), Hugo Mulonnière (Université de Rouen)

Animation : Anne Bory, Cédric Lomba, Fanny Girin, Nicolas Hatzfeld, Vincent Gay, Yves Cohen

L’équipe est soutenue par les laboratoires :

CLERSEUL-2014

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CRESPPA (Université Paris 8, CNRS)

IDHES (Université d’Evry-Val-d’Essonne, CNRS)

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